{"id":4200,"date":"2022-11-10T19:45:01","date_gmt":"2022-11-10T18:45:01","guid":{"rendered":"https:\/\/spindrift.addviso-vt-prod-event-lamp01.dcsrv.eu\/?p=4200"},"modified":"2024-05-16T10:45:50","modified_gmt":"2024-05-16T08:45:50","slug":"trophee-jules-verne-le-maxi-trimaran-sails-of-change-arrive-a-brest-poursuit-son-stand-by-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sailsofchange.com\/fr\/news\/trophee-jules-verne-le-maxi-trimaran-sails-of-change-arrive-a-brest-poursuit-son-stand-by-2\/","title":{"rendered":"Troph\u00e9e Jules Verne : le maxi trimaran Sails of Change, arriv\u00e9 \u00e0 Brest, poursuit son stand-by"},"content":{"rendered":"\n<p>Le Maxi-trimaran Sails of Change, en stand-by depuis le 24 octobre 2022 pour une nouvelle tentative sur le tour du monde \u00e0 la voile, le Troph\u00e9e Jules Verne, a rejoint Brest ce jour. Un convoyage depuis La Trinit\u00e9\/mer qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 sans accroc dans un flux de Sud mod\u00e9r\u00e9. D\u00e9sormais \u00e0 poste pr\u00e8s de Ouessant, le bateau et son \u00e9quipage attendent une fen\u00eatre m\u00e9t\u00e9o favorable pour rallier la longitude du cap de Bonne-Esp\u00e9rance en une douzaine de jours.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Par trois fois, Yann Guichard et son \u00e9quipage avaient tent\u00e9 ce record : en 2015 (47j 10h 59\u2019) avec Dona Bertarelli devenue ainsi <strong>la femme la plus rapide autour du monde<\/strong>, et en 2019 (abandon sur bris de safran apr\u00e8s l\u2019archipel des Kerguelen, puis abandon pour perte de contr\u00f4le du safran). Or le Troph\u00e9e Jules Verne a \u00e9t\u00e9 raccourci en 2017 lorsque IDEC Sport et son \u00e9quipage ont boucl\u00e9 le tour de la plan\u00e8te Terre en 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes. Et ce parcours autour du monde est devenu au fil des tentatives (plus de trente en moins de trente ans !) de plus en plus difficile \u00e0 am\u00e9liorer : ainsi \u00e0 l\u2019origine sur l\u2019Atlantique Nord, les d\u00e9parts s\u2019effectuaient au c\u0153ur d\u2019une temp\u00eate. Puis les \u00e9quipages ont compris que le but \u00e9tait plut\u00f4t d\u2019aller vite sur le dos d\u2019un anticyclone\u2026 Et pour le tour du monde, l\u2019\u00e9quateur en moins d\u2019une semaine \u00e9tait l\u2019objectif jusqu\u2019aux ann\u00e9es 2010 alors qu\u2019\u00e0 ce jour, le but est d\u2019<strong>atteindre la longitude du cap de Bonne-Esp\u00e9rance en une douzaine de jours<\/strong> !<\/p>\n\n\n\n<p>UN TOUR DU MONDE EN TRANCHES<\/p>\n\n\n\n<p>De fait, il y a plusieurs tron\u00e7ons sur ce parcours d\u2019un minimum de 21 600 milles orthodromiques (route directe qu\u2019aucun voilier ne peut suivre \u00e0 cause des vents dominants) : il faut d\u2019abord traverser l\u2019Atlantique du Nord au Sud\u2026 en passant par l\u2019\u00e9quateur, premi\u00e8re borne du Troph\u00e9e Jules Verne. Atteindre le cap de Bonne-Esp\u00e9rance en moins de douze jours, cela signifie partir avec du vent de secteur Nord, accrocher les aliz\u00e9s portugais, franchir la ligne de d\u00e9marcation entre les deux h\u00e9misph\u00e8res en moins de cinq jours et demi ! Puis contourner l\u2019anticyclone de Sainte-H\u00e9l\u00e8ne en passant du vent de Sud-Est (Fernando de Noronha) au Nord-Est (au large de Rio de Janeiro) afin de d\u00e9bouler tr\u00e8s rapidement vers les Quaranti\u00e8mes Rugissants. Alors l\u2019oc\u00e9an Indien s\u2019ouvre aux \u00e9traves.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Car si la descente peut s\u2019annoncer favorable, le record autour du monde se joue pour beaucoup au passage du cap de Bonne-Esp\u00e9rance. Sails of Change (ex-Spindrift 2) est d\u00e9j\u00e0 d\u00e9tenteur du meilleur temps entre Ouessant et l\u2019\u00e9quateur lors de sa deuxi\u00e8me tentative d\u00e9but 2019 (4j 20h 07\u2019), mais c\u2019est l\u2019encha\u00eenement dans l\u2019Atlantique Sud qui d\u00e9terminera sa capacit\u00e9 \u00e0 <strong>am\u00e9liorer le temps de r\u00e9f\u00e9rence<\/strong> au passage du cap de Bonne-Esp\u00e9rance pour entrer dans l\u2019Indien avec de l\u2019avance. Il faut ensuite compter environ six jours pour le transpercer jusqu\u2019au Sud de la Tasmanie, puis huit jours suppl\u00e9mentaires avant de franchir le cap Horn !<\/p>\n\n\n\n<p>Et arriv\u00e9 l\u00e0, ce n\u2019est pas fini, loin de l\u00e0\u2026 Il faut <strong>remonter tout l\u2019Atlantique, de pr\u00e9f\u00e9rence en longeant les c\u00f4tes argentines<\/strong> (au moins une semaine) et d\u00e9bouler comme un coup de canon jusqu\u2019\u00e0 Ouessant (autour de six jours). Certes en cumulant les meilleurs temps r\u00e9alis\u00e9s par diff\u00e9rents voiliers sur ces diff\u00e9rentes tranches, on arrive \u00e0 38 jours 16 heures 36 minutes ! C\u2019est pourquoi la d\u00e9cision de partir est aussi complexe car une fois sur le parcours, il n\u2019y a plus d\u2019alternative\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:100%\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:100%\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/spindrift.addviso-vt-prod-event-lamp01.dcsrv.eu\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/G_LEBEC_SPINDRIFT-0028-1024x682.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4222\" srcset=\"https:\/\/www.sailsofchange.com\/uploads\/2022\/11\/G_LEBEC_SPINDRIFT-0028-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/www.sailsofchange.com\/uploads\/2022\/11\/G_LEBEC_SPINDRIFT-0028-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.sailsofchange.com\/uploads\/2022\/11\/G_LEBEC_SPINDRIFT-0028-768x511.jpg 768w, https:\/\/www.sailsofchange.com\/uploads\/2022\/11\/G_LEBEC_SPINDRIFT-0028-1536x1023.jpg 1536w, https:\/\/www.sailsofchange.com\/uploads\/2022\/11\/G_LEBEC_SPINDRIFT-0028.jpg 2000w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Le passage de l&rsquo;\u00e9quipage au Raz de Sein&nbsp;\u00a9G_LEBEC_SPINDRIFT&nbsp;<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>UNE LOGIQUE PARTICULIERE<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab IDEC avait eu des conditions plut\u00f4t brillantes dans l\u2019oc\u00e9an Indien et lors de la remont\u00e9e de l\u2019Atlantique ! Donc il ne faut pas \u00eatre en d\u00e9ficit au cap de Bonne-Esp\u00e9rance parce que cela sera dur de rattraper du temps ailleurs\u2026 Il y a moyen de gagner du temps sur la descente de l\u2019Atlantique et sur la travers\u00e9e du Pacifique, mais c\u2019est tout. On peut donc <strong>am\u00e9liorer le temps de r\u00e9f\u00e9rence en descendant vers l\u2019Afrique du Sud <\/strong>et dans le Pacifique, c\u2019est tout ! Pour le reste, faire le m\u00eame temps que le tenant du titre, que le tenant du titre ce serait d\u00e9j\u00e0 pas mal. Pour le moment et dans les prochains jours jusqu\u2019\u00e0 mi-novembre, il n\u2019y a pas de fen\u00eatre m\u00e9t\u00e9o de d\u00e9part, parce que les aliz\u00e9s sont faibles voire inexistants et que le vent de secteur Sud est \u00e9tabli sur l\u2019Europe de l\u2019Ouest\u2026 \u00bb<\/em> dixit Jean-Yves Bernot, routeur \u00e0 terre de Sails of Change.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab Pour l\u2019instant, il n\u2019y a pas d\u2019ouverture dans l\u2019Atlantique Nord parce que les aliz\u00e9s ne sont pas franchement install\u00e9s : il faut \u00eatre patient. Rappelons qu\u2019IDEC et son \u00e9quipe \u00e9taient partis assez tardivement ! Et il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019\u00eatre en stand-by \u00e0 Brest, parce que nous gagnons une demi-journ\u00e9e environ de projection m\u00e9t\u00e9o\u2026 \u00bb<\/em> ajoute Benjamin Schwartz, navigateur de Sails of Change.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce tour du monde, pass\u00e9 en un quart de si\u00e8cle de 79 jours 06 heures et des poussi\u00e8res (Commodore Explorer en 1993) \u00e0 un peu plus de 40 jours, a la plupart du temps n\u00e9cessit\u00e9 deux, voire plusieurs tentatives avant d\u2019\u00eatre am\u00e9lior\u00e9 successivement par Peter Blake et Robin Knox-Johnston (Enza New Zealand en 1994), Olivier de Kersauson (Sport \u00c9lecen 1997), Bruno Peyron (Orange en 2002), Steve Fossett (Cheyenne en 2004), Bruno Peyron (Orange 2 en 2005), Franck Cammas (Groupama 3 en 2010), Lo\u00efck Peyron (Banque Populaire V en 2012) et finalement par Francis Joyon (IDEC Sport en 2017) \u2026<br><br><br><strong>\u00c9quipage du maxi trimaran Sails of Change : <\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Yann Guichard (skipper)<\/li><li>Dona Bertarelli (reporter embarqu\u00e9)<\/li><li>Benjamin Schwartz (navigateur)&nbsp;&nbsp;<\/li><li>Xavier Revil (chef de quart)<\/li><li>Jacques Guichard (chef de quart)&nbsp;&nbsp;<\/li><li>Thierry Chabagny (barreur-r\u00e9gleur)&nbsp;&nbsp;<\/li><li>Gr\u00e9gory Gendron (barreur \/ r\u00e9gleur)<\/li><li>Julien Villion (barreur \/ r\u00e9gleur)<\/li><li>Pierre Leboucher (num\u00e9ro 1)<\/li><li>Christopher Pratt (barreur \/ R\u00e9gleur)<\/li><li>Cl\u00e9ment Giraud (num\u00e9ro 1)<br><br><\/li><li>Jean-Yves Bernot (routeur \u00e0 terre)<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Maxi-trimaran Sails of Change, en stand-by depuis le 24 octobre 2022 pour une nouvelle tentative sur le tour du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":4237,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[30,59],"tags":[],"class_list":["post-4200","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-flotte","category-maxi-trimaran"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sailsofchange.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4200","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sailsofchange.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sailsofchange.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sailsofchange.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sailsofchange.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4200"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.sailsofchange.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4200\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4350,"href":"https:\/\/www.sailsofchange.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4200\/revisions\/4350"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sailsofchange.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4237"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sailsofchange.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4200"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sailsofchange.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4200"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sailsofchange.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4200"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}